La liste des ennemis d’Internet s’allonge (Les plus en pointe seraient la Chine et la Tunisie)

La liste des pays qui violent la liberté d’expression sur internet s’est encore allongée lors sa remise à jour par Reporters sans Frontières (RSF), qui place cette année « sous surveillance » la Russie et la Turquie.

« Cette année encore, la liste des ennemis d’internet réunit les pires violateurs de la liberté d’expression sur le net: l’Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Egypte, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan, le Vietnam », selon RSF. « Le renforcement du contrôle du web par un nombre grandissant de pays est confronté à un accroissement des capacités de mobilisation de net-citoyens toujours plus inventifs et solidaires », souligne l’organisation. Selon elle, une soixantaine de pays ont été concernés en 2009 par une forme de censure du web, soit deux fois plus que l’année d’avant.
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Turquie et Russie « sous surveillance »

Pour la troisième année, ce rapport est publié à l’occasion de la Journée mondiale contre la « cyber-censure » qui se tient vendredi 12 mars. L’association montre du doigt plusieurs pays comme la Corée du Nord, la Birmanie ou le Turkménistan qui peuvent se permettre de se couper totalement du World Wide Web. « Le manque de développement des infrastructures leur sert de prétexte, mais du coup, le marché noir des télécommunications prospère, par exemple à Cuba ou à la frontière entre la Chine et la Corée du Nord », selon le rapport.

RSF a listé parmi les pays « sous surveillance » plusieurs démocraties comme l’Australie, « en raison de la volonté du gouvernement de mettre en place un système poussé de filtrage du net, et la Corée du Sud où des lois trop sévères encadrent les internautes, remettent en cause leur anonymat et incitent à l’autocensure ». Le rapport examine également le développement massif des réseaux sociaux qui « ont mis à disposition des populations des outils de collaboration qui permettent de remettre en cause l’ordre social ». Ainsi « Facebook est devenu le lieu de ralliement des militants empêchés de descendre dans la rue ».

La Russie se voit reprocher les arrestations et les poursuites de bloggeurs et le blocage de sites qualifiés d' »extrémistes » qui ne le sont pas toujours. Selon RSF, « la propagande du régime est de plus en plus présente sur la toile et il existe un vrai risque qu’internet se transforme en outil de contrôle politique ». Pour la Turquie, le blocage de plusieurs milliers de sites (dont Youtube) est à l’origine de son placement dans la liste des pays sous surveillance.

Certains pays sont particulièrement avancés dans la technologie de contrôle des utilisations d’internet. Les plus en pointe seraient la Chine et la Tunisie. RSF rappelle que « les net-citoyens font les frais de cette répression accrue. Pour la première fois depuis la création d’internet, près de 120 blogueurs, internautes et cyberdissidents sont derrière les barreaux ». « Les plus grandes prisons du monde pour les net-citoyens sont la Chine, largement en tête avec 72 détenus, suivie du Vietnam et de l’Iran ».

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