L’imam de Drancy se dit menacé de mort

L'imam Hassen Chalghoumi, au centre sur la photo, a comparé la burqa à «une prison pour les femmes». Crédits photo : AP

L’imam Hassen Chalghoumi, au centre sur la photo, a comparé la burqa à «une prison pour les femmes». Crédits photo : AP

Hassen Chalghoumi avait fait parler de lui en se prononçant en faveur d’une loi pour interdire la burqa. Il entend porter plainte après l’irruption d’islamistes dans sa mosquée.

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La polémique sur le port de la burqa dans les services publics n’arrête pas de faire des remous. Quelque 80 personnes ont fait irruption lundi soir dans la mosquée de Drancy, en Seine-Saint-Denis, pour proférer des menaces à l’encontre de son imam, Hassen Chalghoumi, un proche de la communauté juive qui s’est récemment prononcé pour l’interdiction de la burqa.

«Un commando de quatre-vingts personnes, le visage non masqué, a fait irruption dans la mosquée où se trouvaient quelque 200 fidèles», a raconté mardi matin un conseiller de la conférence des imams. Un collectif présidé par Hassen Chalghoumi qui promeut un «dialogue interreligieux et la promotion d’un islam ouvert.»

«Ils ont forcé le passage et se sont emparés du micro après une bousculade. Ils ont alors adressé des menaces et des anathèmes à l’adresse de l’imam, le traitant de ‘mécréant’, d »apostat’ et affirmant : ‘on va liquider son cas, à cet imam des juifs’», a poursuivi le conseiller. «Il n’y a pas besoin de faire bac +5 pour comprendre que les termes employés équivalent à une fatwa», a-t-il souligné. Et d’ajouter : «Certains ne lui pardonnent pas d’avoir accueilli dans sa mosquée, chaussures enlevées, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives, NDLR), Richard Prasquier.»

«Ils souhaitent ma mort»

Le conseiller a notamment mis en cause les Frères musulmans, affirmant que le commando appartenait à «un groupuscule nommé ‘Cheikh Yassine’ (du nom du fondateur du Hamas tué en 2004 dans un raid israélien, NDLR), sous obédience des Frères musulmans, manipulé par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF).» Fouad Alaoui, président de l’UOIF, a démenti toute implication, tout en condamnant l’agression dont a été victime l’imam.

Hassen Chalghoumi a de son côté annoncé mardi sur Radio Orient sa décision de déposer plainte. «Ils souhaitent ma mort, quelqu’un peut me liquider», a-t-il ajouté, tout en affirmant ne pas craindre les menaces. L’imam a également appelé au soutien des «fidèles» et des «concitoyens» car, a-t-il argué, «c’est notre avenir qui est en jeu».Evoquant les auteurs de l’intrusion, il a expliqué qu’ils voulaient «l’extrémisme et la haine par rapport à mon point de vue sur la burqa et mon rapprochement avec les communautés juive ou chrétienne.»

Son domicile avait été saccagé en mai 2006

Hassen Chalghoumi s’est déclaré favorable à une loi interdisant le voile intégral vendredi dernier, dans un entretien au Parisien. «Mais elle doit être assortie d’un travail pédagogique comme ce qui s’est fait pour le voile à l’école en 2004», a affirmé l’imam, comparant la burqa à «une prison pour les femmes, un outil de domination sexiste et d’embrigadement islamiste.»

Ce n’est pas la première fois qu’Hassen Chalghoumi fait l’objet de menaces. En mai 2006, son domicile avait été saccagé après son appel aux musulmans du monde entier à respecter la mémoire juive, au mémorial de Drancy. Ville où étaient rassemblés les juifs avant d’être déportés vers les camps nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. En janvier 2009, c’était au tour de sa voiture d’être vandalisée. Fin décembre, lors des débuts de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, il s’était notamment inquiété de voir les actes antisémites se multiplier. «Les citoyens français juifs doivent pouvoir vivre en paix», avait-il affirmé, suscitant de nombreuses critiques au sein de sa communauté.

Mardi, une mission parlementaire a préconisé l’interdiction par la loi du voile intégral. Elle recommande que la France prenne des mesures pour la bannir des administrations, des hôpitaux et des transports publics.

5 réflexions au sujet de « L’imam de Drancy se dit menacé de mort »

  1. c vrai ke la burqua est une prison pour la femme. mais l’imam de drancy est contesté pour ses relations avec le pt du crif qui est aussi le 1er sioniste de france.prasquier est une ordure de 1ere classe.donc « menaces de mort » mon oeil je n’y crois pas un mot.c’est la presse pro-israel qui a relayé ça

  2. Comment veux-t-on que les musulmans modérés s’expriment s’ils risquent leur vie en disant la vérité sur l’Islam.
    Il faut arrêter et condanner les extrèmistes intolérents, proférer des menaces et des insultes n’est-ce pas condanables ? Alors qu’attendent les forces de l’ordre pour mettre de l’ordre et montrer qu’on ne menace personne impunément, ça évitera bien des échauffourées voire des blessés ou plus

  3. Il faut arrêter de reprendre des infos erronées, cet imam et un fiefé menteur ce qui est normal vu ses fréquentations et ses affinités.Qui se ressemble s’assemble .

    « Drancy : des témoignages mettent en doute l’agression de l’imam
    LEMONDE.FR | 27.01.10 | 15h30 • Mis à jour le 27.01.10 | 15h35

    Des témoignages mettent en cause la version de l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, qui a déposé plainte mardi après l’irruption la veille au soir d »‘islamistes » qu’il accuse d’avoir proféré des menaces de mort à son encontre dans la mosquée où il officie. Selon le site Internet de TF1 mercredi 27 janvier, Hassen Chalghoumi n’était même pas présent lundi dans l’édifice. « Devant les questions pressantes des journalistes, M. Chalghoumi finit par reconnaître qu’il n’était effectivement pas là », écrit le site. « Mais c’était bien moi qui était visé, se défend l’imam, cité par TF1. Si j’avais été présent, c’est à moi qu’ils auraient fait du mal ».

    A la question de savoir si un commando de quatre-vingts personnes, comme l’affirme l’imam, avait fait irruption dans la mosquée lundi soir, les fidèles interrogés répondent que non. Ils confirment qu’un débat sur la burqa était organisé cette soirée-là, auquel une dizaine de responsables religieux participaient. TF1 rapporte un autre témoignage, celui d’Abdel Labichi, présenté comme un habitué de la mosquée, qui semble tomber des nues en apprenant les propos de Hassen Chalghoumi : « Tout est resté pacifique, assure-t-il. Il n’y a pas eu de fatwa. On n’est quand même pas en Afghanistan, ici ! » Le second imam de la mosquée de Drancy, qui dirigeait la prière lundi soir, parle d' »invention complète ».

    « UN COMMANDO DE QUATRE-VINGTS PERSONNES »

    Hassen Chalghoumi, connu pour ses bonnes relations avec la communauté juive et qui s’est prononcé la semaine dernière en faveur d’une loi interdisant le voile intégral, avait porté plainte mardi pour menaces de mort. « Un commando de quatre-vingts personnes, le visage non masqué, a fait irruption dans la mosquée, où se trouvaient quelque deux cents fidèles. Ils ont forcé le passage et se sont emparé du micro après une bousculade. Ils ont alors adressé des menaces et des anathèmes à l’adresse de l’imam, le traitant de ‘mécréant’, d »apostat’ et affirmant : ‘On va liquider son cas, à cet imam des juifs' », a rapporté lundi soir l’entourage de l’imam.

    Les responsables musulmans présents lundi soir ont eux déposé plainte mardi pour diffamation. La Brigade de répression de la délinquance contre la personne de la police judiciaire parisienne a été chargée de l’enquête par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis)
     »

    http://www.leparisien.fr/societe/tensions-dans-la-mosquee-de-l-imam-anti-burqa-27-01-2010-792818.php

    cette fois-ci sur le site LCI:
    http://lci.tf1.fr/france/societe/2010-01/voile-integral-l-imam-anti-burqa-s-est-il-vraiment-fait-agresser-5657426.html

    Extraits :
    « Hassen Chalghoumi renchérit : « Ils sont arrivés nombreux et étaient rentrés par la porte pour envahir la mosquée. Ils ont pris le micro, ils ont commencé à crier ‘Allah akbar’ ‘Dieu est le plus grand’, à m’insulter, à insulter la mosquée, la communauté juive, la République. »

    « D’ailleurs, devant les questions pressantes des journalistes, M. Chalgoumi finit par reconnaître qu’il n’était effectivement pas là. « Mais c’était bien moi qui était visé, se défend-il. Si j’avais été présent, c’est à moi qu’ils auraient fait du mal »

    D’autre part, les fidèles assurent qu’en aucun cas, « un commando islamiste de quatre-vingt personnes » n’a fait « irruption » dans la mosquée.
    ….
    Même le second imam de Drancy, Yassine Aouidet, qui dirigeait la prière ce soir-là, ne comprend pas « C’est une invention complète. Personne ne m’a arraché le micro des mains …. »

    Tout cela rapelle la fausse agression de marie dans le RER D, celle du rabin juif qui s’était lui même entaillé le corps ou celle du gardien de la synagogue qui y avait mis le feu .

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