Le 30 avril 2002, la Tunisie entière fut secouée voire traumatisée par l’accident tragique d’un hélicoptère de l’armée du côté de Medjez El Bab avec à son bord le général de brigade des armées de terre Abdelaziz Skik natif de Kairouan et douze de ses subordonnés appartenant tous au corps supérieur de l’armée.

Le général avait l’habitude pratiquement tous les mois d’effectuer avec ses collaborateurs des visites périodiques aux gouvernorats de Béja, Siliana, le Kef pour se rendre compte en personne de l’état des lieux de nos troupes sur place. Ce jour là, et comme d’habitude, un hélicoptère s’amena de la capitale à Bizerte avec à bord ses collaborateurs pour le prendre.

L’appareil fit son vol habituel et les officiers supérieurs purent accomplir leur devoir avec honneur dans les gouvernorats précités sans le moindre accroc, sans le moindre problème. Curieusement, et sur le chemin du retour, «on» (?) intima l’ordre au pilote de se poser et de …changer d’appareil car celui qu’il pilotait depuis Tunis présentait( ?) une défaillance technique. Abdelaziz Skik mû par on ne sait quel instinct de conservation, un sixième sens développé chez lui au vu de sa longue carrière au sein de l’armée, refusa d’atterrir répondant aux responsables au sol que l’appareil était en excellent état et qu’une fois à Tunis on verrait bien de quoi il retournait. Mais les responsables au sol insistèrent et en bon soldat il dut s’incliner et obéir. Tout le groupe reprit alors son vol vers la capitale à bord d’un autre hélicoptère…La suite on la connaît : L’appareil à peine décollé et prenant les airs piqua du nez dans une zone montagneuse aux confins de Medjez El Bab. Il s’écrasa lourdement au sol tuant sur le coup tous ses passagers.

Pourquoi ce changement d’appareil ? Qui l’a décrété ? Comment pouvait-on « deviner » du sol que le premier hélico était défaillant et qu’il fallait le changer ? A posteriori, cet appareil « supposé » défectueux a –t-il  été inspecté par les techniciens, y auraient-ils décelé une défection quelconque ? Quelles sont les raisons réelles qui ont précipité le crash du second hélico ?

Des questions que les familles des victimes posent avec insistance aujourd’hui pour élucider définitivement les circonstances réelles de cette tragédie. Ce n’est que de la sorte qu’elles pourront enfin faire leur deuil et se libérer du joug de l’incompréhension, de la suspicion, de la souffrance  qu’elles trainent depuis neuf longues années. Diligenter enfin une enquête «sérieuse» sur les circonstances de ce drame national est la requête unanime des familles des victimes.

(Source : LeTemps via Gnet)

C’est un sujet qui est trop remonté en surface dernièrement, et qui agace fortement l’armée tunisienne suite aux pressions des familles des victimes.

Riposte à cette pression, la mascarade du 26 mars 2011, où un Hélicoptère Chinook a soit disant procéder à un atterrissage forcé au sud de Sfax, suite à une “défaillance technique”. Ils essaient de faire passer le crash de 2002 pour une panne due à l’état de nos appareils, et à l’incapacité des mécaniciens de les entretenir.

Voici le témoignage en riposte à la (nième) mascarade du 22 avril, qui est le communiqué de presse du ministère de la Défense (*voir lien)

« J’ai fais pas mal de déplacements dans les hélicos de l’armée tunisienne, entre Bizerte, Bourj El Khadra, l’Aouina, Borj el Amri, et Remada, se sont des appareilles qui tournent comme des Horloges suisse, et l’armée dispose de mécaniciens très compétents. Donc qu’on, me dise que nos appareilles sont mal entretenues, je n’y crois pas une seconde.

A la base, le transport devait se faire intégralement sur un Helico Sikorsky S61R, un gros porteur de grande capacité, et prévu pour les déplacements de troupes, ou de personnalités politiques, il fut changé en cours de route pour des raisons que je ne pourrai expliquer par un Bell UH-1H, d’une capacité de 14 personne (14 soldats bien serrés), mais indigne pour 13 hauts gradés.

 

Bref, le plus étrange, c’est le lieu du transfert, qui est à 3 minutes du lieu du crash, et qui se trouve sur une zone habiter par des pauvres paysans loin de tout et de tous, et qui sont très craintifs.

Les deux pilotes du Sikorsky sont la seule clé de cette affaire, car se sont les seuls à savoir les raisons du changement de l’appareil en cours de vol. »

Un ex sous-officier du 3eme RPIM de Remada

Décidément, Kamel Letaïef rebondit : « Eminence grise de Caïd Essebsi », selon Farhat Rajhi, voilà que son nom est encore évoqué sur un journal de la place dans des affaires de chèques sans provision.

A ce propos, il s’avèrerait que l’auteur des chèques sans provision est un homonyme. Cela dit, l’implication de Kamel Letaïef dans la politique intrigue plus d’un, on lui prête même des « manœuvres gouvernementales » c’est-à-dire, qu’il serait derrière la nomination de beaucoup de ministres.

Or, à une, trois unités près, le gouvernement de Caïd Essebsi est celui mis en place par Mohamed Ghannouchi. Et puis, les actuels ministres sont trop technocrates à son goût puisqu’il se revendique avant tout un homme politique.

Que de motivations donc derrière cet activisme ? Le virus de la politique bien sûr ! Il a bien été l’ami intime de Ben Ali, mais les deux amis se sont brouillés à l’accès de Leïla et des Trabelsi au Palais. Il est néanmoins, resté très ami avec Caïd Essebsi (mis sous l’éteignoir lui aussi par Ben Ali) et a été particulièrement impliqué avec la Ligue des droits de l’Homme et les démocrates.

En fait ce serait, selon lui, une campagne orchestrée par qui et contre qui ? Contre lui ? Contre le Premier ministre ou les deux à la fois ? Nous serions curieux d’en savoir davantage.

Le 30 octobre 2001, « Le Monde » lui publiait une interview pas vraiment tendre envers le régime, et le 5 novembre, il fut incarcéré dans la chambre A4 de la prison du 9 avril… Pour l’histoire, le jour où un commando, selon lui, commandité par Ben Ali et aux ordres de Ganzouï saccageait sa voiture (après avoir saccagé son bureau) c’était juste à la suite d’un dîner chez l’ambassadeur des USA. Et parmi les invités à ce dîner qui aurait mis Ben Ali en colère, il y avait… Caïd Essebsi.

S.R

source http://www.letemps.com.tn/article-55864.html

farhat rajhi : le seul homme honnête et intègre de la clique est présenté comme irresponsable et politiquement immature par les médias. et on lui prépare un bon procès martial…Rajhi, naïf comme il est,représente la spontanéité de la révolution des jeunes tunisien,

article

Suite aux dernières déclarations de M. Farhat Rajhi, ancien ministre de l’Intérieur et actuel président de l’Instance supérieure des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, dans lesquelles il a lancé de graves accusations contre l’armée tunisienne, ciblant, tout particulièrement, l’un de ses membres en la personne, du général de corps d’armée, chef d’Etat-major des armées et chef d’Etat major de l’armée de terre, M. Rachid Ammar, le ministère de la Défense nationale indique dans un communiqué “que ces propos tendancieux ne doivent nullement être pris à la légère et qu’ils représentent un danger d’une extrême gravité pour la révolution du peuple tunisien et pour la sécurité du pays, au présent et à l’avenir”.

Le communiqué ajoute que ces déclarations préméditées “nécessitent un examen approfondi de leurs sous-entendus et visées”, une action qui relève uniquement de la compétence de la justice qui prendra son cours normal dans le cadre de son indépendance totale, “afin que l’on puisse distinguer le vrai du faux et qu’aucune partie ne puisse se jouer, à l’avenir, de la sécurité du pays ou contourner les principes de la glorieuse révolution”.

Ces supputations et spéculations, ajoute le communiqué, “ne pourront atteindre le moral de l’armée nationale et de sa direction, et ne feront que renforcer sa détermination à poursuivre l’accomplissement de son devoir”, en vue de préserver le régime républicain et la révolution de la jeunesse tunisienne.

source http://www.espacemanager.com/politique/tunisie-farhat-rajhi-sera-poursuivi-en-justice.html

Liste exhaustive des projets gérés par l’entreprise ltayef, tenez vous bien ;   : http://www.eltaief.com.tn/index.php?option=com_content&task=view&id=39&Itemid=119&limit=1&limitstart=11

 Entreprises Youssef Eltaief

PROJETS IMMOBILIERS

7  grand projet SPROLS              (On parle des projets a 100 200 unités )

6 grands projet SNIT

LES SIEGES 

Siège de l’agence de Promotion et d’Investissement Agricole MINITERS DE L’AGRICULTURE

Siège Social de la Compagnie Tunis-Air TUNISAIR

Siège de la S.P.L.T au Berges du Lac de Tunis SOCIETE DE PROMOTION DU LAC DE TUNIS

Siège Social de la Société Nationale de Distribution de Pétrole (AGIL …)

Bureaux de l’UGTT à Sousse UGTT

Bureaux CNSS à Monastir

Siège du Gouvernorat de Zaghouane

Siège du RCD de Zghoune

Recette des finances de Nabeul

Maison de monnaie   Banque Centrale de Tunisie

Siège de la Banque de l’Habitat

Bâtiments Administratifs et Agence à la Goulette CTN

Siège du Ministère des Affaires Etrangéres

Sièges des Chèques Postaux

Siège de la Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locales

Siège de la Société de la Sotrapil au Centre urbain Nord

LYCEES ET ECOLES 

Lycée de Mahdia

Lycée de Jeunes filles de Sousse

Faculté de Sciences de Monastir

Faculté de Médecine de Sousse

Faculté de Lettres de la Monouba

Ecole Hôteliére de Sousse (ONT)

Institut Technologique d’Art,d’Architecture et d’Urbanisme

Ecole Préparatoir à Carthge Byrsa

Foyer Universitaire à Siliana

Foyer Universitaire de Manouba

Foyer de l’ENSET à Tunis

Foyer Universitaire de Monastir

Foyer Universitaire de Gafsa

Institut Supérieur de Magistrature à Mégrine

Ecole Nationale des Sciences de l’Informatique à la Manouba

Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis

Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Mahdia

Ecole Hôtéliére de Monastir

Centre de Formation Professionnelle de l’Ariana

Centre de formation professionnelle de Transport à Borj Cédria

Centre de formation professionnelle du travail indépendant à El M’Gira

Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Siliana

Centre de Formation Professionnelle en Horlogerie et Bijouterie à Gammarth

Centre de Vacances des Jeunes à Hammamet

Réaménagement et Extension de l’Institut Supérieur des Beaux Arts à Sousse

ISET Jendouba

Centre de Formation Professionnelle et de Promotion du Travail Indépendant à Moknine

ESC Manouba

ISET Mahdia

Centre de Formation en Techniques Hôtelières à Hammamet Sud

Centre de Formation en Technique Hôtelières à Tabarka

AEROPORTS

Extension Aérogare Jerbe-Zerzis

Aéroport Tabarka

Extension de l’Aéroport International Tunis-Carthage

Extension de l’Aéroport International Jerba zerzis

Tour de contrôle de l’Aéroport de Sfax

Hopitaux

Polyclinique de la CNSS à Sousse

Centre de PMI à Kairouan (OPF)

Extension de l’Hôpital de Kairouan

Centre de PMI à Tunis Mellassine

Centre de Menzel Témime

Hôpital FARHAT Hached Sousse

Residences presidentielles   (La cerise sur le gateaux, EYL, porte plainte contre ZABA 03/2011 pour non payement de la facture du Palais de SIDIBOUSSAID)

Pavillon Présidentiel de l’AITC phase4  (OPAT)

Palais Présidentiel à Hammamet

Palais Présidentiel à Gammarth

Palais Présidentiel à Sidi Boussaid

USINES ET DIVERS

Dépots de l’OCT

Usine de la STIA à Sousse

Ateliers de l’Artisanat de Zeramdine (ONA)

Ateliers de l’Artisanat de Mahdia (ONA)

Gare Métro Sahel à Moknine SNCFT

Centre Sportif Ain-Draham MINISTERE DE L’EQUIPEMENT ET DE L’HBITAT

Tribunal de Monastir

Station Thermale de Ain Garci  ONTh

Station Thermal à Jebel El Oust  ONTh

Station d’Epuration de la Charguia ONAS

Station d’Epuration des Eau Industrielles à Ben Arous ONAS

Centre Technique de l’ETAP à la Charguia     ETAP

Pour les trois frères Eltaief, issus comme Ben Ali d’une famille de Hammam Sousse, le 7 novembre 1987 est un jour béni. Kamel Eltaief joue dès lors le rôle de «président bis», recevant chaque matin, dans les bureaux de la rue de Beyrouth au cœur de Tunis, les principaux ministres du gouvernement. Dans son sillage, ses deux frères font des affaires. La famille Ben Ali bénéficie également de quelques prébendes. Pas un frère, pas une sœur du nouveau président qui ne reçoivent une petite gâterie. Moncef, le frère préféré, se lance dans le trafic de drogue et laissera, dit-on, 4 millions de dinars de dettes auprès des banques. Kaïs Ben Ali, le fils du frère aîné, s’octroie le monopole des alcools à Sousse et fait main basse sur le free-shop de Monastir. Les trois filles issues du premier mariage de Ben Ali avec Naïma Kefi ne sont pas oubliées. L’aînée, Dorsaf, épouse Slim Chiboub. L’avènement de son beau-père au palais de Carthage est pour lui pain bénit : fils d’un simple greffier, «Monsieur gendre» jouit d’un traitement de faveur. Ainsi bénéficie-t-il de gros marchés pharmaceutiques et de terrains – qui lui seront repris plus tard. Slim Chiboub est connu pour ses appétits démesurés. Les patrons de la chaîne de grandes surfaces Auchan vont ainsi reculer devant ses exigences et renoncer à s’installer en Tunisie. En revanche, l’homme réussira en 2001 à installer un hypermarché Carrefour sur un terrain que les domaines de l’Etat lui ont rétrocédé à un prix symbolique. De 1989 à 2004, le gendre du président présidera également aux destinées de L’Esperance sportive de Tunis. La dernière fille, Cyrine, épouse en 1996 Marouane Mabrouk. Lui hérite de la concession Mercedes Tunis, alors qu’elle prend la haute main sur le Net en Tunisie. Et Dieu sait si le secteur, totalement fliqué, est sensible ! Les Mabrouk se voient également attribuer le logement de fonction traditionnellement attribué au directeur de la Sûreté nationale, une splendide villa du quartier chic du Belvédère. La troisième fille, Ghazoua, mariée à Slim Zarrouk, bénéficiera également de quelques faveurs, notamment à l’occasion de la privatisation de certaines entreprises publiques (comme la Société nationale d’élevage de poulets, acquise à bon compte à la fin des années 1990 par Slim Zarrouk, puis revendue au prix fort).

Un «gâteau» à partager
Dans un libellé qui circule en 1997-1998 sous le manteau à Tunis, il est question des «sept familles qui pillent la Tunisie». Ce document fort bien informé décrit le fonctionnement des clans familiaux autour de Ben Ali qui se partagent entre amis les terrains, les contrats et les usines. Cette garde rapprochée du président s’oppose aussi à l’arrivée de tout nouvel intrus. Au début des années 1990, Kamel Eltaief et Slim Chiboub sont ainsi résolument contre les projets d’union de Ben Ali avec Leila Trabelsi.
Hélas pour eux, les noces ont lieu en 1992. Peu après, Kamel Eltaief a voulu braver la nouvelle présidente et faire de la circoncision de son fils un événement mondain – car Ben Ali et Leila n’avaient pas encore de progéniture mâle. Résultat, les hommes publics qui avaient commis l’erreur d’accepter l’invitation ont été immédiatement limogés : le ministre de la Santé, le directeur du Tourisme et le président de Tunis Air se retrouvèrent au chômage. Le règne de Leila au palais de Carthage débutait. En 1996, les locaux de Kamel Eltaief, dans la zone industrielle de La Soukra, furent incendiés par une vingtaine d’individus masqués. Le pouvoir le soupçonnait d’y entreposer des dossiers compromettants sur les turpitudes de Leila. Officiellement, l’enquête de police n’a pas permis de connaître l’origine de l’incendie. Depuis, Kamel Eltaief n’a plus jamais été reçu au palais de Carthage. Seuls ses liens anciens avec les Américains le protègent d’un mauvais coup.

Un boulevard pour les Trabelsi
Pendant les quatre années qui ont suivi le mariage de Leila avec Ben Ali, le clan Trabelsi s’est fait relativement discret. Mais à partir de 1996, leurs appétits se manifestent de manière plus ostensible et vont progressivement sonner le glas des ambitions des Eltaief, Mabrouk ou Chiboub. Cette année-la, le frère aîné et bien-aimé de Leila, Belhassen, met la main sur la compagnie d’aviation qui va devenir Karthago Airlines. C’est lui qui devient le pivot des affaires financières de la famille (…). Le verrouillage commence, car les Trabelsi ne sont pas partageurs. Pas un secteur qui leur échappe ; pas une transaction avec un groupe étranger dont ils ne sont partie prenante ; pas un beau terrain, ou presque, sur lequel ils n’ont des vues. Et personne, dans le clan, n’est oublié ! Après Belhassen, Moncef. Cet ancien photographe de rue a connu une belle carrière. Dans le passé, la Société tunisienne de banque lui a consenti un crédit pour devenir agriculteur. Son premier fils, Houssem, a crée une association, la Jeunesse musicale de Carthage, qui a la réputation de ne pas honorer ses contrats.
Le deuxième, Moez, et le troisième, Imed – le neveu préféré de Leila -, ont eu à partir de 2008 de sérieux ennuis avec la justice française dans la fameuse affaire des yachts volés. À Tunis, Imed fait la loi. D’un coup de fil, il peut faire embastiller un adversaire ou au contraire libérer un trafiquant. Personne ne se risquerait à s’opposer frontalement à ce protégé du palais. Une des sœurs, Djalila, est devenue la reine des buvettes, qu’il s’agisse de celle de l’école HEC à Carthage ou de celle de l’Ecole nationale d’architecture. Son époux, El Hadj, qui possédait un kiosque à essence, est devenu entrepreneur dans l’immobilier. Un de ses immeubles est loué au ministère des Transports, qui a été contraint de lui signer un bail avantageux. Beaucoup de ces coups tordus se font sans l’aval
du président. En 2002 encore, Ben Ali tentait de maintenir un semblant d’ordre. Ainsi, cette année-la, réunissait-il les principaux membres de la famille Trabelsi: «Si vous voulez de l’argent, soyez au moins discrets. Trouvez des hommes de paille et des sociétés écrans». En d’autres termes, professionnalisez-vous !
Un conseil qui ne semble guère avoir été suivi (…). Arbitre impuissant, le président tente parfois de taper du poing sur la table. Ainsi, en 2006, des industriels se plaignent des produits de contrefaçon importés de Chine avec la bénédiction des Trabelsi. Lors d’un conseil des ministres, le président interpelle le ministre du Commerce et de l’Artisanat, Mondher Znaidi: «Alors, Monsieur le ministre, j’entends dire que des containers de contrebande arrivent de Chine ? – C’est-à-dire, lui répond l’autre, je ne suis pas au courant, les douanes dépendent du ministère des Finances». Pas question de prendre le risque de contrarier Madame la présidente… Le parcours de Foued Cheman, fils d’un grand industriel du textile et multimillionnaire, est exemplaire de ce gâchis. Voici une des grandes figures du monde patronal obligée, en 2004, de prendre le chemin de l’exil forcé vers les Etats-Unis, avec son épouse et ses deux enfants. Dès l’arrivée de Ben Ali, Slim Chiboub, un des gendres, convoite le secteur de la friperie que les Cheman dominaient jusque-là. Tout va être fait pour décourager l’héritier de cette vieille famille: corruption d’un de ses associés, convocations répétées, garde-à-vue, parodies de procès… Foued Cheman se retire dans la somptueuse villa qu’il s’est fait construire sur la corniche de Sidi Bou Saïd. Après l’assaut des Chiboub, les attaques des Trabelsi. Très vite, Leila a des vues sur la belle demeure des Cheman, où elle installerait volontiers sa fille Nesrine. Des envoyés du palais viennent lui demander de vendre son bien à une «amie de la présidente». Pas question, répond l’industriel. Mal lui en prend. Le fisc le condamne à payer une amende record de 2 millions d’euros. Foued Cheman décide alors de s’exiler aux Etats-Unis, non sans avoir loué sa maison à l’ambassadeur d’Irak, avec la bénédiction de l’ambassade américaine. Sa capacité de nuisance est réelle. Il est le gendre de Mustapha Zaanouni, ancien ambassadeur et ancien ministre, toujours conseiller auprès de l’ONU. Depuis Washington, il menace de lancer des campagnes contre le régime si ses ennuis ne cessent pas. Résultat : les poursuites vont s’arrêter et les amendes fiscales se perdre dans les sables. Certains notables tunisiens, qui voient se rétrécir de jour en jour leur marge de manœuvre, sont en tout cas en train de passer de l’exaspération à la résistance. Ce qui fait dire à un diplomate français, qui a vécu longtemps en Tunisie, et qui connait parfaitement le sérail local : «Dans la succession de Ben Ali qui s’annonce, la bourgeoisie de Tunis ne veut pas d’une solution familiale». Et donc pas d’une régente nommée Leila…

source Extraits édifiants de La régente de Carthage.

La réponse est simple, le RCD est une puissante organisation qui handicape le développement politique, économique et sociale  de la Tunisie, et ce, depuis 50 ans.

Cette organisation mafieuse est composés de dizaines de milliers de partisans,  et tire sa puissance de ses sbires qui peuvent être 3omda, médecin, étudiant, ou avocat, mais qui ont un but unique, maintenir la main basse sur la Tunisie pour leurs propres intérêts personnels.

ils nous ont fait subir une dictature pendant 23 ans, c’est le moment de leurs faire subir la Dictature du peuple.

un seul mot d’ordre ; RCD Dégage, jusqu’au dernier.

Si on veut continuer notre révolution et l’offrir à nos enfants, il faut instaurer un Régime parlementaire.
la suède, la Finlande ou le Canada sont quelques uns des pays les plus développés dans le monde, éducation, santé économie…
est ce que vous connaissez les noms de leurs présidents? et bien non.
c’est ça le Régime parlementaire, le pouvoir est au parlement, et donc au peuple.
je crois que c’est là ou il faut creuser, afin que la Tunisie ne nous échappe pas encore une fois.

un autre point est l’implication des jeunes dans la vie politique, cette révolution était essentiellement numérique et taché du sang des martyres, essayant de forcer le nouveau gouvernement à prendre en considération  l’avis des jeunes blogeurs et tweeters et Facebookers  comme nous.

ici on créer une page Facebook Tous Pour un Régime parlementaire en Tunisie, vous pouvez nous joindre afin de créer une force, et de plier le nouveau gouvernement à nos idées, nos exigences, nos rêves.

http://www.facebook.com/home.php?sk=group_102820059793287

Tunisia Revolution

14 janvier 2011 La chute de la Dictature Tunisienne, vive la Liberté, vive la Révolution, Vive La TUNISIE

Photos de Téméraire Mirage

 

Jeudi 13-01-2011.jpg

Jeudi 13-01-2011.jpg

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توراد أنباء تفيد بمقتل 5 أشخاص بباب جديد و اسمترار المواجهة مع تعمد الشرطة اطلاق النار بغية القتل

tirs à balles réelles et hélicoptères  a cité ettathaman

tirs à balles réels hier a Yasminet (Ben Arous), bou mhall et el Kram

Bureau de l’emploi de Tunis Lafayette a été brulé

tous les employés de l’étatique ont été ordonnés de rentrer chez eux dans Tunis et peripheriques

tir de feu et Gaz la crimogene à Lafayette Tunis Centre

مجموعات غريبة تقوم بعمليات نهب ببنزرت والاهالي يقبضون على احدهم ويعترف تلقيه مبلغ 20 دينار من احد رؤساء الشعب ليقوم بالتخريب

le feu a été mis à l’hôtel Dar Smaïl à Tabarka”

Cinquante morts au bas mot. Des immolés par le feu chaque jour. Des villes entières, partout le pays s’insurge. L’armée entre en lice. Un couvre-feu décrété sur le grand Tunis. Quels contre-feux pour éteindre la révolte ?

L’hiver 2011 a vu, avec le sang qui a coulé à Kasserine et à Tala la radicalisation de la protestation et l’émergence d’une révolte inédite dans une Tunisie longtemps encagée. Une révolte sans revendications sociales. Une révolte qui s’en fiche comme de l’an quarante du pain et de l’emploi. C’est une révolte politique, entière. Ce n’est pas une révolte de poussières d’individus mais de villes, de village et de cités entières. Une révolte politique radicale. Celle qui campe sur une position non négociable. Une révolte qui plaide pour le collectif contre l’individualisme, pour la loi contre celle du plus fort, l’égalité contre les privilèges, pour le citoyen contre le client. Une révolte qui traque les tièdes, les mous, les hésitants, les parvenus. Une Tunisie qui croit – encore – à la révolution contre l’involution. Elle somme Ben Ali de déguerpir : “vingt trois ans, basta !”.

Du côté du pouvoir, la répression s’est naturellement radicalisée. L’irrémédiable. Ça a tourné au carnage !

Personne ne voulait de cette tournure des événements. Ni le microcosme de l’opposition en charpie, peu enclin à la confrontation, ni les puissances protectrices soucieuses de l’image – bon enfant – de ce petit pays du Maghreb.

Vite. Il faut sauver Ben Ali de Ben Ali pour que son régime ne sombre pas dans une violence sanglante. “Car la dérive du pouvoir tunisien éclabousse ses protecteurs occidentaux et amène leur opinion publique à leur demander des comptes”, ditHélène Flautre, députée européenne.

Lui tendre la perche ? Manifestement, il s’agit de pousser le résident de Carthage à opter pour un changement dans la continuité et de convaincre l’opinion publique que ce changement sans le changement est crédible. Il peut être porté par des bénalistes ou des figures de l’opposition bon teint et conciliants.

Pour cela, il faut, bien entendu, surtout ne plus parler de ce qui doit changer vraiment : la paupérisation, la confiscation des deniers publics, la prise en otage du pouvoir par la mafia, la corruption à outrance, le système policier, la torture généralisée, les procès pipés, l’omerta, la dépendance de toutes les institutions…

Désormais, les sujets abordés, le ton utilisé, les arguments avancés doivent affermir et promouvoir la certitude que la Tunisie est, avant tout, un pays ordinaire, banal. Y a-t-il une crise entre le pouvoir et la société ? “Quel pouvoir n’y est pas confronté ?”, se demande Borhène Bessaies, un propagandiste de renom. Une jeunesse désabusée ? “N’est-ce pas le lot de toutes les jeunesses de la terre ?”s’indigne Samir Laâbidi, le tout nouveau ministre de la Communication. Des intellectuels militants frustrés qui redressent la tête ? N’est-ce pas le rôle de ces figures médiatiques, à l’image de l’avocat Raouf Ayadi et consorts, de dénoncer et de faire appel aux valeurs universelles ?, minimise encore un blanchisseur de Ben Ali, Béchir Tekkari, le ministre de l’enseignement supérieur. Ils oublient que ce n’est plus les temps des atermoiements. Ben Ali a à faire à un adversaire de taille : la rue qui a repris son mot à dire.

Et les formes de persécution les plus rebutantes sont des “bavures isolées” : tentatives d’assassinat, chasse à l’homme, passage à tabac, vol et saccage des biens, filature, privation de passeport, coupure de ligne téléphonique… toutefois, pour faire sérieux, on admet que ces exactions sont contre-productives. Contre-productif, voilà le terme clef à brandir chaque fois qu’il est question de remise en cause de la légitimité de ceux qui détiennent le pouvoir en Tunisie. Ce qui est une manière de valider les buts tout en récusant uniquement l’usage abusif des moyens. En somme, il faut croire que le carcan est plus bête que méchant et ceux qui ne peuvent pas le contourner ou s’y adapter, plus méchants qu’intelligents. Et pour parfaire l’acte de réhabilitation de Ben Ali, on s’attarde longtemps sur ses embellies : l’intention de libérer les manifestants, promesse de créer 300 000 emplois, la volonté de créer une commission d’enquête sur la corruption et les exactions, tandis que le premier ministre, Mohamed Ghannouchi s’efforce de faire bouger les choses (sic).

L’infra-message ne manque pas de sel : la tuerie, assure-t-on, touche peu de monde (une poignée de malfrats cagoulés, pour reprendre les dires de Ben Ali). Elle est donc plus maladroite que caractéristique du régime. Elle appelle un ajustement tactique, une gestion plus souple, plutôt qu’une remise en cause radicale. D’autant que les manifestants, les vrais, sont préoccupés du quotidien et du pain. Ils n’ont cure des aspirations politiques de la dizaine de têtes d’affiches créées par les media étrangers. Elle ne subit donc pas les affres du régime policier et répressif intentionnellement décrié. En définitive, pas de révolution à l’orée. Une révolution de palais suffira. Michèle Alliot-Marie, Frédéric Mitterrand, ou Bruno Lemaire, plaident : “Dire que la Tunisie est une dictature univoque… me semble tout à fait exagéré. Ben Ali est souvent mal jugé”.

DÉFINIR LE TERRAIN COMMUN SUR LEQUEL DEVRONT S’AFFRONTER LES DIFFÉRENTES MANIÈRES DE VOIR

Allons plus loin : Ben Ali serait, paraît-il, partagé entre les clans qui s’affrontent sur la politique à mener. Il n’aurait pas encore tranché. Ce serait donc un homme réfléchi, capable d’apprécier les enjeux de la situation et disposant de ressources personnelles pour se rénover de l’intérieur. Branle-bas de combat pour présenter en toute complicité un semblant de changement : un ministre de la communication qui part, un nouveau ministre de l’intérieur qui débarque, et une valse de gouverneurs… Un exercice que les dictateurs pratiquent sans joie mais couramment. Car cette alternance truquée peut-être une brèche dont Ben Ali en personne ne connaît pas l’issue.

Ce qui est sûr, c’est que les révoltés, véritables protagonistes du cataclysme actuel seront certainement écartés de ce processus, tant les pressions extérieures seront fortes pour garantir un pouvoir acquis aux intérêts du libre-échange et conforme au rôle du partenaire docile assigné à la Tunisie dans la géopolitique internationale.

Toutefois, cette jeunesse révoltée a, aujourd’hui, un espace potentiel plus large. Saura-t-elle l’occuper ? En se situant sur les droits fondamentaux, individuels et collectifs, sur la constitution d’une démocratie vivante, de valeurs partagées et de lois communes, elle peut mieux s’ancrer dans la population et le paysage politique. L’enjeu n’est pas de choisir un porte-drapeau et de faire gagner son écurie. L’enjeu est de définir démocratiquement le terrain commun sur lequel, dorénavant, devront s’affronter les différentes manières de voir. L’appel au lancement d’une convention nationale, décentralisée, pluraliste, non sectaire, serait sans aucun doute opportun. Mais qui est en situation d’assurer sa reconnaissance, de garantir son pluralisme politique, la diversité des acteurs et son ancrage populaire ?

 

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Hatem BETTAHAR, PhD
Assistant Professor, HDR
Department of Computer Science
University of Technology at Compiègne, FRANCE
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BP. 20529, 60205 COMPIEGNE cedex FRANCE
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Member of the RO team (Algorithms for Networking and Optimization) at the Heudiasyc lab. (UMR-CNRS 5699) in the UTC (University of Tchnology at Compiègne), France.

 

 

Un riverain, professeur à l’université technologique de Compiègne(Oise), a prévenu Rue89 ce mercredi après-midi qu’un de ses collègues avait été tué, dans la matinée, lors d’une émeute en Tunisie.

Joint par Rue89, le président de l’université Pierre Charreyron confirme qu’il s’agit deHatem Bettahar, professeur d’informatique âgé de 38 ans, père d’une fillette en bas âge, dont la femme est enceinte. Il était en congé chez sa mère à Douz, dans le sud.

Ses collègues – dont son frère, que Rue89 n’a pu joindre – ont décidé de diffuser la vidéo suivante, où ils le reconnaissent agoniser. (Voir la vidéo, attention, images choquantes).

 

Riad Ben Oun, électricien, aurait également été tué lors des violences, pour la première fois connues par cette ville de 30 000 habitants, située à 550 km au sud de Tunis.

Selon un témoin cité par l’AFP, « entre quatre et cinq autres habitants ont été blessés, dont certains grièvement ». La police aurait d’abord dispersé les manifestants – rassemblés ce mercredi matin au siège de la sous-préfecture – avec des gaz lacrymogènes, puis aurait tiré sur eux à balles réelles.

Première victime franco-tunisienne

Hatem Bettahar serait la première victime franco-tunisienne depuis le début du mouvement social de Sidi Bouzid. Il enseignait régulièrement en Tunisie à la faculté des sciences de Gabès, l’ISG de Gabès. A l’université technologique de Compiègne, il était maître assistant en génie informatique. Il appartenait à une unité de recherche du CNRS.

« [Bettahar] serait franco-tunisien et nous poursuivons les recherches pour confirmer ce fait et sa mort », a annoncé ce jeudi matin le ministère des Affaires étrangères. « Il était en Tunisie dans le cadre d’un échange universitaire avec un établissement d’enseignement à Gabès. »

Un de ses collègues tunisien raconte sur son blog que l’enseignant a été abattu alors qu’il sortait d’une librairie de Douz.

Lui et son frère – professeur de génie mécanique dans la même université de Compiègne – ont fait construire des maisons tout à côté de l’université.

« Ce sont des intellectuels, ce sont vraiment des gens bien. Son frère est désespéré, il s’apprête à partir pour la Tunisie et toute la communauté de l’université est effondrée », a déclaré à Rue89 la directrice du département dans lequel enseignait la victime.

Pour les amis de la famille, c’est « un Français qui a été assassiné ». Dès jeudi, ils vont s’organiser pour démentir les accusations de terrorisme lancées par le pouvoir tunisien à l’encontre de ceux qui sont tombés sous les balles. Ils fustigent l’initiative de Michèle Alliot-Marie de collaborer avec les services de police tunisien.

Un conseil d’administration prévu de longue date se tiendra jeudi à l’université de Compiègne. Il sera question de la Tunisie.

 

PARIS – Les violentes émeutes sociales en Tunisie ont pris un tour politique sans précédent qui ébranle le régime verrouillé de Zine El Abidine Ben Ali sans encore mettre en danger le président dans un pays où l’opposition a été laminée par le pouvoir, estiment des chercheurs.

Des manifestants avec une banderole “Tunisie Halte au massacre” le 11 janvier 2011
AFP/Lionel Bonaventure
“C’est la crise la plus importante depuis les émeutes de la faim de 1984″ qui avaient été suivies trois ans plus tard par l’éviction du père de l’indépendance Habib Bourguiba, relève Karim Emile Bitar de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).
“Pour la première fois dans les manifestations, on s’attaque à la personne de Ben Ali, à sa famille, à l’oligarchie. Des verrous importants sont en train de sauter. On a le sentiment que la peur est en train de changer de camp”, selon lui.
L’ampleur de cette crise est due à une conjonction de faits.

Porté d’abord par de jeunes diplômés au chômage réclamant des emplois et exaspérés par la corruption dont le clan présidentiel est accusé, le mouvement a été rejoint par des élites (journalistes, avocats, syndicalistes) exigeant liberté et oxygène dans ce pays tenu depuis 23 ans d’une main de fer par Ben Ali.
Parti du centre déshérité du pays, il a atteint les villes prospères du littoral pourtant bénéficiaires de la manne touristique et la capitale Tunis.
“Le mouvement est devenu politique par l’incapacité du régime à répondre à la demande d’intégration économique et par l’usage de la répression”, explique Béatrice Hibou du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
L’engagement de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) du côté des émeutiers est particulièrement significatif puisqu’il signe la réémergence de la grande force d’opposition des années 70 qui avait été noyautée par le pouvoir, souligne Mme Hibou.
Aujourd’hui, le régime tunisien se retrouve fragilisé à plusieurs titres, selon les analystes.

L’usage brutal de la force contre les manifestants est un “aveu de faiblesse” dans ce pays quadrillé par la police où la violence reste normalement confinée dans les prisons et commissariats, note Pierre Vermeren du Centre d’études des mondes africains (Cemaf).
“Ben Ali est ébranlé du point de vue de sa légitimité à maîtriser la stabilité dans le pays”, lui qui est si attaché à son image de rempart contre les violences islamistes ou autres, explique-t-il.

Cette révolte révèle également une “ligne de fracture” socio-économique pour toute une partie de population qui se sent exclue du pacte +liberté contre stabilité+ sur lequel le président a bâti son pouvoir, explique Mme Hibou. “Tous les ressorts du régime s’épuisent. Jusque là, les gens avaient peur, aujourd’hui ils n’ont plus rien à perdre”, selon elle.

Pour autant, cette révolte, spontanée et sans leadership, ne devrait pas pouvoir à ce stade mettre réellement en danger le président Ben Ali en l’absence de relais dans la société, estiment les analystes.

“L’opposition tunisienne a été marginalisée, réduite au silence ou exilée, les syndicats ont peu de marge de manoeuvre, les intellectuels sont difficilement audibles”, explique M. Bitar. Quant aux islamistes, ils ont été mis hors jeu dans les années 90.
En outre, si des “discordances” sont apparemment apparues au sein de l’armée – qui n’a qu’un rôle de second plan face à la police – “l’appareil étatique et policier reste intact”, insiste M. Vermeren.
Pourtant quelque chose s’est passé en cet hiver 2010-2011 en Tunisie qui pourrait “ensuite ouvrir une brèche pour une revendication politique coordonnée”, avance Mme Hibou.

Mercredi, le pouvoir a donné quelques gages pour apaiser la situation, limogeant le ministre de l’Intérieur ou annonçant la libération des personnes arrêtées pendant les manifestations.

Mais “même si cela s’arrête demain, il s’est passé quelque chose d’irréversible. C’est un acquis pour la prochaine présidentielle de 2014″, prévenait mardi un jeune Tunisien venu manifester à Paris.

(AFP) – il y a 1 heure

TUNIS — Des manifestants et les forces de l’ordre se sont affrontés dans le centre de Tunis mercredi en début d’après-midi et la police a eu recours aux gaz lacrymogènes pour disperser la foule, a constaté une journaliste de l’AFP.

Des centaines de jeunes criant des slogans contre le régime sur la place de la porte de France ont essayé d’avancer vers l’avenue Habib Bourguiba, et les forces de sécurité leur ont barré la route en tirant des grenades lacrymogènes.

Aucun bilan de ces affrontements, les plus graves à se produire dans Tunis depuis le début des émeutes en Tunisie au mois de décembre, n’était disponible dans l’après-midi, alors que les violences ont cessé.

Des passants pris de panique, les yeux larmoyants ont été repoussés par la police dans les ruelles. Les souks se sont vidés et les commerces, y compris une grande surface, ont baissé leurs rideaux.

“Fermez, fermez, ils ont tous cassé”, criaient des passants à l’adresse des vendeurs ambulants à l’entrée des souks.

Le gouvernement tunisien a pris les premières mesures pour mettre fin aux émeutes dans le pays. Le Premier ministre Mohamed Ghannouchi a ainsi annoncé l’éviction du ministre de l’Intérieur et la libération des manifestants détenus.

Le ministre tunisien de l'Intérieur limogé, Rafik Belhaj Kacem.

Tunis tente de faire tomber la pression. Le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi a annoncé la libération de toutes les personnes arrêtées pendant les émeutes au cours d’une conférence de presse.

Le chef du gouvernement a simultanément révélé le limogeage du ministre de l’Intérieur, Rafik Belhaj Kacem. Un « comité d’investigation sur la question de la corruption », dénoncée par l’opposition et des ONG, va également être créé, a annoncé Ghannouchi.

Armée mobilisée

Ces annonces interviennent alors que les violences meurtrières se poursuivent et semblent se répandre dans toute la Tunisie. D’après le gouvernement, selon un bilan établi mardi soir, celles-ci auraient fait 21 morts (en hausse de deux tués depuis le dernier bilan). Certains syndicats et l’opposition parlent de 50 victimes, rien qu’à Kasserine.

La porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a condamné mercredi l’usage « disproportionné » de la force par la police en Tunisie. « Cette violence est inacceptable, les auteurs doivent être identifiés et traduits en justice », a déclaré Maja Kocijancik. « Nous sommes inquiets du recours à la force disproportionné de la police envers les manifestants pacifiques », a-t-elle ajouté, précisant que l’UE demandait une enquête à ce sujet.

Quant aux Etats-Unis, ils se sont dit hier « profondément préoccupés par les informations faisant état d’un usage excessif de la force de la part du gouvernement tunisien », selon les paroles de Mark Toner, un porte-parole du département d’Etat.

De fait, la situation ne s’améliore pas. Pour la première fois, mardi soir, les affrontements ont touché la banlieue de Tunis – notamment la cité Ettadhamen [solidarité, en arabe], située à 15 km du centre.

L’armée a en outre été déployée dans la capitale mercredi matin. Des renforts militaires, soldats en armes, camions, jeeps et blindés, ont fait leur apparition. Un blindé était également visible devant la cité Ettadhamen.

Un général limogé ?

Selon des sources de l’opposition, des dissensions auraient vu le jour au sein de l’armée tunisienne. D’après elles, le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Rachid Ammar aurait été limogé pour avoir refusé de donner l’ordre aux soldats de réprimer les émeutes et exprimé des réserves sur un usage excessif de la force.

Il aurait été remplacé par le chef des renseignements militaires Ahmed Chbir. Ces informations n’ont pas été confirmées par Tunis. (avec AFP)

Des véhicules blindés ont été déployés dans la ville d'Ettadhamoun située à 15 kilomètres du centre de Tunis.
Des véhicules blindés ont été déployés dans la ville d’Ettadhamoun située à 15 kilomètres du centre de Tunis. Crédits photo : STR/REUTERS

Le ministre de l’Intérieur a été remplacé. Le chef d’état-major de l’armée de terre aurait aussi été remercié. Toutes les personnes arrêtées dans le cadre des émeutes ont été libérées.

L’armée entre en scène en Tunisie. Pour la première fois depuis le début des émeutes, des renforts militaires – soldats armés, camions, jeeps et blindés – ont fait leur apparition dans les rues de la capitale et de sa banlieue. Dans la nuit, les émeutes qui agitent le pays depuis quatre semaines ont gagné la banlieue ouest de Tunis.

Dans la cité d’Ettadhamoun, à 15 km du centre de la capitale, des heurts ont opposé des manifestants et des forces de l’ordre pendant la nuit. «Nous n’avons pas peur», ont crié des groupes de jeunes manifestants alors que la police tirait des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les jeunes en colère. Ces heurts, qui ont duré deux heures dans la soirée, seraient les plus graves dans la banlieue de Tunis, où des manifestations avaient été étouffées par les autorités plus tôt dans la journée. Mercredi matin, un blindé et des soldats en armes étaient positionnés à l’entrée de ce gros faubourg où les carcasses de voitures et d’un bus incendiés, vestiges des affrontements nocturnes, n’avaient pas encore été enlevées.

Dans Tunis, outre des renforts importants de police et unités d’intervention spéciales, deux véhicules de l’armée et des militaires montaient la garde sur la place reliant les avenues de France et Habib Bourguiba, face à l’ambassade de France et à la grande cathédrale de Tunis. Des renforts militaires étaient également visibles autour de la maison de la radio-télévision dans le quartier La Fayette, et d’autres sur la place du Passage, terminus du tramway.

Commission d’enquête sur la corruption

Le premier ministre a limogé son ministre de l’Intérieur Rafik Belhaj Kacem et ordonné la libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des émeutes. Une commission d’enquête sur la corruption, réclamée de longue date par l’opposition et les ONG, va par ailleurs être créée.

Des sources de l’opposition faisaient aussi état peu auparavant du limogeage du chef d’état-major de l’armée de terre, Rachid Ammar. Le général aurait refusé de donner l’ordre aux soldats de réprimer les émeutes qui se sont propagées dans le pays et exprimé des réserves sur un usage excessif de la force. Il aurait pour cette raison été remplacé par le chef des renseignements militaires Ahmed Chbir, selon des informations qui n’ont pas été officiellement confirmées.

Le bilan humain des violences en Tunisie reste incertain. Le gouvernement a admis mardi soir le chiffre de 21 décès, tandis qu’un syndicaliste avait évoqué dans la journée plus de 50 morts dans les trois derniers jours. «Ceux qui ont parlé de 40 ou 50 morts doivent produire une liste nominative», a rétorqué le ministre tunisien de la Communication, Samir Laabidi. De son côté, la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH) a assuré disposer d’une «liste nominative» de 35 tués, tout en confirmant que le bilan total devait effectivement avoisiner les 50 morts.

«Un usage excessif de la force»

Un membre de l’union régionale de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT, centrale syndicale), Sadok Mahmoudi, a évoqué le «chaos à Kasserine», dans le centre du pays. Il a rapporté des «tirs de snipers» et des «pillages et vols de commerces et de domiciles par des effectifs de police en civil». Le personnel médical de l’hôpital de Kasserine a débrayé mardi durant une heure en signe de protestation, a ajouté un fonctionnaire local sous couvert d’anonymat, décrivant des «cadavres éventrés, à la cervelle éclatée». Le gouvernement tunisien campe toujours sur ses positions : Kasserine a été «le théâtre d’actes de violence et de destructions perpétrés par des groupes qui ont attaqué deux postes de police, à coup de bouteilles incendiaires, de bâtons et de barres de fer».

Dans un contexte de réactions internationales et en particulier françaises prudentes, l’UE a dénoncé mercredi l’usage «disproportionné» de la force par la police tunisienne. «Cette violence est inacceptable, les auteurs doivent être identifiés et traduits en justice», a déclaré le porte parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. La veille, les États-Unis avaient déjà fait part de leur préoccupation. Le gouvernement tunisien, «surpris» par les commentaires de Washington, avait reconnu que la police faisait «usage des armes» mais «dans un acte de légitime défense, lorsque les assaillants ont multiplié les attaques».

Avec agences

Appel à l’armée nationale, la police, le service secret, les gardes du corps personnels de Ben Ali, à toutes les instances qui sont impliquées directement ou indirectement dans la protection de Ben Ali.

L’assassin Ben Ali prépare sa fuite hors du territoire tunisien. Il a déjà expatrié ces filles et leurs époux au Canada, preuve à l’appui (écoutez le petit extrait de l’émission de Paul Houde sur le 98.5 FM Montréal).

Nous savons tous que le soulèvement tunisien est arrivé à un point de non retour, peu importe les conséquences. Si vous n’agissez pas au plus vite, Ben Ali s’échappera après avoir plongé notre pays dans un bain de sang inutile. Et nul doute qu’aucun de vous ne souhaite porter sur la conscience un tel crime en voulant désespérément sauver un assassin arrivé au terme de son régime, et lequel n’hésitera à aucun moment à se servir de vous pour massacrer vos frères et sœurs, vos pères et mères, comme nous l’avons horriblement constaté ces derniers jours.

Et le comble de tout ça, c’est qu’il fuira par la suite, en vous laissant un lourd fardeau sur le dos après vous avoir impliqué.

Sachez que vous représentez son seul espoir de conserver le pouvoir. Assumez votre responsabilité historique et faites votre devoir envers vous-mêmes, vos familles et votre pays. Ne laissez pas Ben Ali fuir! Arrêtez-le tout de suite et en toute civilité, ne le brutalisez pas, qu’il soit jugé devant nos tribunaux.

Ceci est un appel à toute l’opposition tunisienne :

Ne vous arrêtez pas sur l’appel à un gouvernement de coalition. Préparez l’équipe qui formera ce gouvernement en toute urgence et le plus tôt possible et divulguez massivement l’événement. Le tunisien veut du concret, veut voir l’alternative, veut voir que vous êtes capables enfin de vous entendre et de porter l’espoir de ce mouvement populaire, il veut surtout percevoir de la lumière au bout du tunnel, suffisamment  pour l’encourager à mener son soulèvement jusqu’au bout.

Que la lutte continue et vive la Tunisie Libre!

Faites circuler largement cet appel. Si vous connaissez quelqu’un dans l’armée, la police… portez cet appel à leur connaissance.

http://nawaat.org/portail/2011/01/12/ne-laissez-pas-ben-ali-fuir/#comments

Procession à Rgeb, près de Sidi Bouzid, pour les victimes de la répression policière, le 10 janvier 2011 (Reuters).

Aux bruits dans la cuisine, je devine qu’il est environ 7 heures. Mon oncle marmonne je ne sais quoi tandis que ma cousine lui prépare un café serré. Comme d’habitude. En Tunisie, je ne porte jamais de montre. A quoi bon puisque là-bas, rien ne presse. Les journées se répètent inexorablement sans que personne ne bronche.

Ici, la routine n’a rien d’un concept abstrait. Elle est une maladie avec laquelle on apprend à vivre parce qu’au fond, il n’y a pas d’autre choix. Et il fallait bien plus qu’une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Car « le patron des patrons », comme le surnomment les Tunisiens, veille au grain, impitoyable avec les frondeurs. La simple évocation de son nom donne des frissons. Ben Ali n’est pas qu’un président, c’est aussi un tabou.

Son portrait géant sur l’avenue Habib-Bourguiba, l’équivalent tunisois des Champs-Elysées, en est la tragique illustration : quoi que vous
fassiez, quoi que vous disiez, il vous voit, il vous entend.

« Si la police apprend [ma plaisanterie], c’est la fin »

En plein déjeuner, en cette magnifique journée de juin, ma voisine s’est risquée à une petite plaisanterie sur les lunettes du raïs. Immédiatement, les éclats de rire firent place à l’inquiétude. Bondissant de sa chaise, ma cousine scruta par la fenêtre grande ouverte la présence d’éventuels badauds, qui auraient pu, par malheur, entendre cette boutade ma foi très amusante. « Si la police l’apprend, c’est la fin », dit-elle effrayée.

Mais apprend quoi au juste ? Que Zineb, cette vieille dame débonnaire, n’aime pas les lunettes du grand manitou ? Les champions européens de la démocratie n’en tiennent pas rigueur à « leur ami » lorsqu’ils visitent le pays du Jasmin. Ils savent mais feignent de regarder ailleurs.

La croissance économique est au beau fixe et la lutte contre les islamistes est un succès. Quand vous les interrogez sur ce qui fâche, ils s’amusent à nuancer, commeJacques Chirac, que le droit de l’homme le plus élémentaire est de pouvoir manger.

En Tunisie, on apprend très tôt à être terre à terre

Chez moi, les gens sont très loin des considérations politiques. A Le Kef ville située près de la frontière algérienne , il n’y a même pas de grande avenue pour se distraire et regarder les touristes. Les hivers sont rudes, les étés brûlants.

Le chômage n’est pas qu’un enjeu social majeur, il est ancré dans les mœurs. Les jeunes étudient puis rejoignent presque naturellement, une fois leur diplôme en poche, la légion d’intellos assise du matin au soir dans les cafés.

Pour une ville de 45 000 habitants, le nombre de cafés par habitant frôle le record. A chaque coin de rue, l’odeur de la fleur d’oranger, pourtant si douce d’accoutumée, est en réalité la matérialisation olfactive du malheur des jeunes. Ils sont ingénieurs, urbanistes ou comptables, et parviennent de plus en plus mal à relativiser leur situation.

Les anciens, épuisés, les regardent ; les yeux empreints de culpabilité. Par leur inertie, ils ont presque sacrifié une génération toute entière.

Les discussions sont totalement sclérosées. Que dire à des amis que vous voyez tous les jours et que vous avez quittés il y a à peine quelques heures ? Rien, si ce n’est la même chose que la veille à la même heure. Le débat n’existe pas. Le rêve non plus, puisqu’en Tunisie, on apprend très tôt à être terre à terre, surtout dans les régions les moins favorisées.

Tous les matins, mon vieil oncle passe à la caisse

Dans les médias locaux, toujours la même chansonnette : le modèle tunisien est un exemple à suivre. Soyez reconnaissants de vivre sur cette terre bénie.

Oui, Ben Ali a à son actif quelques réalisations majeures. Mais depuis plus d’une décennie, le pays s’essouffle. Aujourd’hui, il suffoque, ne parvenant même plus à reprendre sa respiration. Le patron peut largement mieux faire.

Le grand Ouest tunisien est totalement abandonné. La cause, tout le monde la connaît : la politique du « boss ». Les régions littorales à fort potentiel touristique monopolisent toute l’attention. Le gouvernorat du Kef, comme beaucoup d’autres régions, n’entre pas dans ce schème.

Alors, tous les matins, c’est le même rituel. Après que ma cousine a servi son café à mon vieil oncle, ses quatre fils, tous diplômés de quelque chose d’intéressant, font la queue pour lui dire bonjour, et lui quémander l’équivalent en dinars d’un ou deux euros. Multipliée par quatre, c’est une somme pour un homme à la retraite.

Il se lance dans une sorte de sermon pour tenter maladroitement de les sortir de leur apathie. Rien n’y fait. Tous les matins, il passe à la caisse. C’est ça ou les priver de ce qu’il leur reste de liberté ; c’est-à-dire le café.

Trois ou quatre paquets de clopes, huit cafés par jour

En les accompagnant, je suis toujours mal à l’aise. En Europe, un diplôme – et j’en suis la preuve – n’apporte pas forcément un boulot. Néanmoins, je suis libre ; et cette liberté, dans mes moments de détresse, me donne le courage de croire en un futur meilleur.

Eux n’ont pas ce luxe. Ils bousillent leurs poumons à fumer trois ou quatre paquets de cigarettes goudronnées et boivent jusqu’à huit tasses de cafés par jour. Dans le caoua qui fait l’angle de ma rue, certains ont même leur place attitrée. Les plus téméraires se cachent le soir pour s’envoyer quelques bières, quand bien sûr, ils en ont les moyens.

Tu ne peux pas te plaindre, sauf si tu as de l’argent

Mon cousin Kerim pensait s’en être sorti, au moins momentanément. Un commerçant de Monastir l’a employé pendant près de deux ans pour effectuer des livraisons de marchandise. A chaque fin de mois, au moment de lui verser son salaire, il lui disait qu’il était juste mais qui le payerait le mois prochain. Il lui donnait de temps à autre quelques petites avances ; de quoi lui permettre de préserver les apparences, entretenir un petit peu ses parents et ses cinq frères et sœurs.

Un jour, cet exportateur de dattes a mis la clé sous la porte. La faillite. Kerim en tout et pour tout avait à peine touché cinq mois de salaire. Aucun contrat, juste la parole de ce charlatan qui a profité des largesses du système.

Fin de l’histoire. En Tunisie, tu ne peux pas te plaindre, sauf si tu as de l’argent. Lui n’est qu’un pauvre prolétaire. Affaire classée, Dieu reconnaîtra les siens.

Des Kerim aux droits bafoués et aux espoirs déchus, il y en a des centaines de milliers. Alors, le sacrifice de Mohamed Bouazizi [jeune marchand de Sidi Bouzid quis'est immolé à la fin du mois de décembre 2010, ndlr] n’a rien d’étonnant. Comme il savait qu’il n’allait rien rater ou presque, il s’est permis de partir à l’entracte. Il a anticipé parce qu’il connaissait d’avance la fin de la pièce.

Son immolation par le feu aurait pu passer inaperçue. Seulement, ils sont des millions de Mohamed Bouazizi à commencer à trouver le café qu’on leur sert tout bonnement infect.

 

إقالة وزير الداخلية و تعويضه باحمد فريعة

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